Six mois déjà de voyage lorsque se profile l'Australie. Depuis l'Afrique du Sud j'ai vadrouillé au sultanat d'Oman, à Dubai ainsi qu'en Nouvelle Zélande. La fatigue et la nostalgie de l'Alsace se fait parfois sentir mais pas de répit pour moi.
L'Australie est si immense, 16 fois la France. C'est à la fois une île, un pays et un continent.
La tentation était donc grande de prendre la route pour en parcourir toute la diversité. Entre désert, montagne aux bois d'eucalyptus, forêt tropicale humide, plage de sable blanc et falaise rocheuse déchiquetée par les vagues.
J'ai donc loué un van avec couchette et petite cuisine intégrée pour pouvoir dormir et manger ou bon me semble, la liberté et les grands espaces ! Plus de 5000 km de Sydney à Darwin en passant par Melbourne, Adélaïde et Alice Springs.
Longtemps seul puis accompagné de Sylvain, français de Martinique rencontré en chemin, baroudeur au long cours comme moi, avec plus de 80 pays à son actif. Et surtout une énergie positive qui irradie autour de lui. Elle lui vient d'une vie tourmenté qu'il a su sublimé pour ne pas devenir triste et aigri. Une belle rencontre riche en moments insolites et en discussions exaltés autour de nos expériences respectives et de nos points de vues politiques.
Nous avons ainsi passé trois courtes nuits dans la voiture et une sur la plage de Darwin , grimpé le rocher d'uluru au soleil couchant, cherché des croco dans les marais du Kakadu, nous nous sommes douché sous l'arrosage automatique d'un jardin, fait des abdos au son de Starboy, et bien d'autres choses encore...
( ah oui j'oubliai le passage de la tondeuse sur mes cheveux, coiffeur oblige !)
L'Australie est une sorte d'eldorado pour ceux qui cherchent à allier travail et évasion, tout y est très bien payé et nulle besoin de réelle qualification, j'ai croisé ainsi une multitude de jeunes, français pour beaucoup, venu pour 6 mois ou 1 an accumuler un pécule avant de partir sur les routes australiennes à l'aventure.
J'ai aussi rencontré Colin, un sud africain venu refaire sa vie après plusieurs échecs professionnels dans son pays. En une semaine il a trouvé un poste d'électricien pour 4000 euros par mois !
L'Australie est une terre d' accueil, car si vaste et si peu peuplé en dehors des grandes villes.
Cependant, concernant les aborigènes, je dois être honnête, je n'ai eu aucun contact avec eux. Tout d'abord ils se font rares et par ailleurs ils sont le plus souvent soit parqués dans des réserves inaccessible soir errant et désœuvrés dans certaines agglomérations du nord et du centre du pays.
Au cours de ces six semaines il y a eu tant de moments inoubliables, comme par exemple :
Voir des kangourous, koalas, crocodiles dauphins et autres wombats ou diable de Tasmanie en pleine nature se mérite, mais lorsque cela vous arrive à l'improviste, le plus souvent à l'aube ou au crépuscule, le plaisir en est décuplé.
Voir les meilleurs surfers du monde sur la vague de Bells beach lors du Ripcurl Pro fut également une expérience incroyable, tant d'aisance sur des vagues de 4 mètres de haut vous donnerai presque envie de vous jeter à l'eau. Mais c'est oublier les récifs affleurants, le courant et parfois... les requins !
A mon arrivée à Sydney, la chose qui m'a marqué d'emblée est que tout le monde court. Partout et tout le temps. Le long des plages de Bondi et Manly et sur les sentiers des Blue Mountains bien sûr. Mais également autour de l'opéra avec son architecture en voile de bateau reconnaissable entre mille ou en pleine nuit sur le pont suspendu Harbour Bridge traversant toute la baie. Du coup, fierté oblige, j'ai craqué et je me suis remis moi aussi à la course à pied !
Mais le moment le plus marquant de mon séjour aura été la vision du rocher en grès rouge de Uluru, en plein centre de l'outback australien.
Un rocher sacré pour le peuple Aborigène et on comprend pourquoi. Si irréel et imposant ici au milieu de nulle part que l'on peut croire à une intervention divine, ou extra terrestre...
Juste avant de décoller pour le Japon, mon avant dernière destination je me dis que même une année ne suffirait pas pour découvrir toute l'Australie et la tentation est forte d'y revenir un jour. Mais comme c'était déjà le cas pour la plupart de mes destinations précédentes.
Voyageur un jour...
vendredi 19 mai 2017
mardi 2 mai 2017
Loch Ard.
L'inspiration venant à me manquer, j'ai décidé, une fois n'est pas coutume, de vous raconter une histoire, une histoire tragique pour le coup...
Il était une fois le petit poucet...
non je rigole !
Plus sérieusement, en passant par la Great Ocean Road entre Melbourne et Adélaïde, une côte faite d'abrupte falaises calcaires et de plages battues par l'océan, je suis tombé sur le lieu du naufrage du Loch Ard.
En 1878, au large de Mutton Bird Island, à 4 h du matin lors de sa dernière nuit de traversée depuis l'Angleterre. Et alors que les passagers avait passer la soirée à fêter leur arrivée prochaine à terre après 3 mois de navigation. Le clipper s'est mis à dériver dangereusement sous l'effet de la forte houle et du brouillard vers les récifs affleurants la côte jusqu'à sombrer sur l'un d'eux.
Parmi les 37 membres d'équipage et les 19 passagers à bord, seuls deux survécurent. Eva Carmichael, qui ne savait pas nager et s'était agrippée aux débris de l'épave, fut rejetée dans une faille où elle fut secourue par l'élève officier Tom Pearce. Tom qui avait passé 4 heures à se débattre dans l'eau, gravit difficilement la falaise et donna l'alarme, mais aucun autre survivant ne fut retrouvé et par la suite seul quatre corps furent repêchés. Des corps qui repose désormais dans le petit cimetière sur une colline en arrière du lieu du drame.
Eva et Tom étaient tous deux âgés de 19 ans mais, malgré les spéculations de la presse sur une supposée idylle, Eva regagna rapidement l'Irlande ( cette fois en paquebot) et ils ne se revirent jamais...
Le cœur a ses raisons que la raison ne connaît pas.
Je ne sais pas pourquoi ( peut être ce ciel tourmenté et ces vagues hostiles ?) mais en me promenant moi même sur le bord de cette falaise, sur cette plage au fond d'une crique isolée et dans ce cimetière, j'ai été pris dans l'ambiance et j'ai eu envie de rapporter cette histoire.
Les images ont du mal à transmettre le sentiment particulier que j'ai ressenti face à l'océan ce jour là, une sorte d'admiration mêlé à de l'angoisse...
Et l'aventure continue, une aventure à travers le monde parti d'une certaine frustration et qui aboutit à un paradoxe, celui d'une chose unique que l'on cherche à renouveler, encore et encore.
Il était une fois le petit poucet...
non je rigole !
Plus sérieusement, en passant par la Great Ocean Road entre Melbourne et Adélaïde, une côte faite d'abrupte falaises calcaires et de plages battues par l'océan, je suis tombé sur le lieu du naufrage du Loch Ard.
En 1878, au large de Mutton Bird Island, à 4 h du matin lors de sa dernière nuit de traversée depuis l'Angleterre. Et alors que les passagers avait passer la soirée à fêter leur arrivée prochaine à terre après 3 mois de navigation. Le clipper s'est mis à dériver dangereusement sous l'effet de la forte houle et du brouillard vers les récifs affleurants la côte jusqu'à sombrer sur l'un d'eux.
Parmi les 37 membres d'équipage et les 19 passagers à bord, seuls deux survécurent. Eva Carmichael, qui ne savait pas nager et s'était agrippée aux débris de l'épave, fut rejetée dans une faille où elle fut secourue par l'élève officier Tom Pearce. Tom qui avait passé 4 heures à se débattre dans l'eau, gravit difficilement la falaise et donna l'alarme, mais aucun autre survivant ne fut retrouvé et par la suite seul quatre corps furent repêchés. Des corps qui repose désormais dans le petit cimetière sur une colline en arrière du lieu du drame.
Eva et Tom étaient tous deux âgés de 19 ans mais, malgré les spéculations de la presse sur une supposée idylle, Eva regagna rapidement l'Irlande ( cette fois en paquebot) et ils ne se revirent jamais...
Le cœur a ses raisons que la raison ne connaît pas.
Je ne sais pas pourquoi ( peut être ce ciel tourmenté et ces vagues hostiles ?) mais en me promenant moi même sur le bord de cette falaise, sur cette plage au fond d'une crique isolée et dans ce cimetière, j'ai été pris dans l'ambiance et j'ai eu envie de rapporter cette histoire.
Les images ont du mal à transmettre le sentiment particulier que j'ai ressenti face à l'océan ce jour là, une sorte d'admiration mêlé à de l'angoisse...
Et l'aventure continue, une aventure à travers le monde parti d'une certaine frustration et qui aboutit à un paradoxe, celui d'une chose unique que l'on cherche à renouveler, encore et encore.
lundi 24 avril 2017
Un nouveau roi de France
Un nouveau roi de France.
Bien que le résultat final ne soit pas encore établi, il n'y a plus désormais guère de doute sur le nom du futur roi, euh pardon président, de la France.
Cette chère France que j'aimerais retrouver dans une situation avantageuse à mon retour début août. Une France riche de son histoire, de son patrimoine, de ses villages et de ses villageois... De son panache et de sa liberté de pensée. De sa littérature et de sa cuisine. De son côté chic et romantique. De son art de vivre et de ses acquis sociaux. De...? Inutile d'en rajouter, après avoir voyager sur plusieurs continents et traverser une bonne dizaine de pays je dois bien l'avouer, la France est un pays formidable qui mérite qu'on le serve et le défende. Dont acte Monsieur le futur président !
Un président plus jeune que moi, bizarre à concevoir mais plutôt positif en réalité.
Sinon pour en revenir à mon voyage et à ma petite personne, eh bien pour faire court, ces derniers jours j'ai vu beaucoup de vagues, des grosses et des très grosses. Avec ce qui ce fait de mieux dans le monde du surf pour jouer avec (j'ai eu l'opportunité d'assister au Ripcurl pro à Bells beach, une manche du championnat du monde de la discipline, sur le spot qui a servi à la scène finale du film mythique "point break", les connaisseurs apprécieront.)
Dans un registre plus calme, j'ai vu des animaux vraiment étonnants pour moi alsacien de souche : du kangourou au wombat en passant par le koala, le perroquet et le dauphin. Et je vous assure je n'étais pas dans un zoo.
Mention spéciale pour le koala, alors lui il a tout compris à la vie. Il mange puis fait la sieste puis mange puis fait la sieste, etc... Bon faut aimer les feuilles d'eucalyptus. L'odeur est agréable, le goût... bof bof.
Je ne sais pas si Jean de la Fontaine pensais à un koala lorsqu'il a écrit ces quelques mots, mais en tout cas ils viennent fort à propos pour me permettre de conclure :
" De sa vie il fit deux parts, qu' il passa l'une à dormir et l'autre à ne rien faire. "
Bien que le résultat final ne soit pas encore établi, il n'y a plus désormais guère de doute sur le nom du futur roi, euh pardon président, de la France.
Cette chère France que j'aimerais retrouver dans une situation avantageuse à mon retour début août. Une France riche de son histoire, de son patrimoine, de ses villages et de ses villageois... De son panache et de sa liberté de pensée. De sa littérature et de sa cuisine. De son côté chic et romantique. De son art de vivre et de ses acquis sociaux. De...? Inutile d'en rajouter, après avoir voyager sur plusieurs continents et traverser une bonne dizaine de pays je dois bien l'avouer, la France est un pays formidable qui mérite qu'on le serve et le défende. Dont acte Monsieur le futur président !
Un président plus jeune que moi, bizarre à concevoir mais plutôt positif en réalité.
Sinon pour en revenir à mon voyage et à ma petite personne, eh bien pour faire court, ces derniers jours j'ai vu beaucoup de vagues, des grosses et des très grosses. Avec ce qui ce fait de mieux dans le monde du surf pour jouer avec (j'ai eu l'opportunité d'assister au Ripcurl pro à Bells beach, une manche du championnat du monde de la discipline, sur le spot qui a servi à la scène finale du film mythique "point break", les connaisseurs apprécieront.)
Dans un registre plus calme, j'ai vu des animaux vraiment étonnants pour moi alsacien de souche : du kangourou au wombat en passant par le koala, le perroquet et le dauphin. Et je vous assure je n'étais pas dans un zoo.
Mention spéciale pour le koala, alors lui il a tout compris à la vie. Il mange puis fait la sieste puis mange puis fait la sieste, etc... Bon faut aimer les feuilles d'eucalyptus. L'odeur est agréable, le goût... bof bof.
Je ne sais pas si Jean de la Fontaine pensais à un koala lorsqu'il a écrit ces quelques mots, mais en tout cas ils viennent fort à propos pour me permettre de conclure :
" De sa vie il fit deux parts, qu' il passa l'une à dormir et l'autre à ne rien faire. "
mercredi 12 avril 2017
Aborigène, kangourou : un même destin.
Aborigène, kangourou : un même destin.
Les aborigènes d'abord, les kangourous ensuite ont été d'une manière ou d'une autre considérés comme nuisible par les australiens ( je devrais plutôt dire par les européens venus coloniser le Gondwana, nom originel de cette terre australe.) et du coup exterminés sans scrupules.
Pour les aborigènes, même si ce n'est bien évidemment plus le cas aujourd'hui, on sent bien qu'il y a une certaine gêne, pour ne pas dire plus, entre les deux peuples...
Pour les kangourous, on les chassent depuis un hélicoptère et on en retrouvent partout dans le bush écrasés par les voitures qui ont envahi leurs territoire. Ainsi avant d'en voir enfin un vivant j'en ai vu des dizaines morts au bord des routes.
Vive les progrès de la civilisation...
Bon sinon il y a quand même une chose plus réjouissante depuis mon arrivée en Australie par rapport à la Nouvelle Zélande, c'est la météo. Et aussi le van que j'y ai loué, plus cher mais aussi plus confortable avec notamment un frigo. Chose ô combien importante pour mettre les bières au frais. Même si sur ce point là, étant donné que mon cousin Arnaud n'a finalement pas pu me rejoindre, j'ai besoin d'un stock bien moins important, environ 90 % en moins !
Sur un autre registre, j'ai finalement replongé dans le virus de la pratique sportive à outrance, mais ce n'est pas de ma faute !
Je m'explique : concernant la natation, c'est une question d'hygiène, car bien souvent quand on voyage dans un van le meilleur moyen de prendre une bonne douche chaude plutôt que de se laver dans un lac ou une rivière est d'aller dans une piscine, et tant qu'à faire, si déjà j'y suis, autant aligner quelques longueurs.
Quand à la course à pied, et bien c'est une raison d'orgueil. A force de voir autant d'australiens courir sous mes yeux... D'ailleurs ce sont plus souvent des australiennes et pour certaines sacrément affûtés ! Le running est tendance et que ce soit sur la plage mythique de Bondi beach avec ses surfers et ses filets anti requins, le long de Harbour Bridge et du célèbrissime opéra en forme de voile de bateau en plein centre ville de Sydney, ou encore sur les sentiers des Blue Mountains ( qui doivent leur nom à la légère brume bleuté provoquée par l'évaporation de l'essence des feuilles d'eucalyptus qui abondent dans ces forêts et qui flotte dans les airs lors des jours de chaleurs). Et bien tout le monde court !
Bon toujours est il que je m'y suis remis moi aussi et si mes tendons et mes chaussures tiennent le choc et bien j'aimerais continuer sur ma lancée au Japon et en Russie, mes prochaines destinations.
D'ailleurs à propos de mes chaussures, j'ouvre une souscription pour les remplacer, ci joint photo de leur état...
Et pour finir par une note plus poétique en ce jour un peu spécial pour moi. Puisque nous sommes aujourd'hui le 13 avril, date de mon anniversaire. Un anniversaire sans dîner aux chandelles ni grand vin mais passé quelque part, tout seul, dans le bush australien.
Une journée à écouter les oiseaux se répondre en écho.
A respirer l'odeur d'eucalyptus lorsque le vent se lève.
À goûter l'eau d'un ruisseau accroupi entre deux rochers.
A poser mes mains sur les fougères, les mousses et les troncs d'arbres centenaires.
À apercevoir au loin un kangourou géant, un wombats, un perroquet multicolore.
Et le soir lorsqu'enfin je me pose, le crépuscule sous mes yeux est grandiose.
"Le plus court chemin qui mène à soi même court autour du monde. "
( Herman von Keyserling)
.
Les aborigènes d'abord, les kangourous ensuite ont été d'une manière ou d'une autre considérés comme nuisible par les australiens ( je devrais plutôt dire par les européens venus coloniser le Gondwana, nom originel de cette terre australe.) et du coup exterminés sans scrupules.
Pour les aborigènes, même si ce n'est bien évidemment plus le cas aujourd'hui, on sent bien qu'il y a une certaine gêne, pour ne pas dire plus, entre les deux peuples...
Pour les kangourous, on les chassent depuis un hélicoptère et on en retrouvent partout dans le bush écrasés par les voitures qui ont envahi leurs territoire. Ainsi avant d'en voir enfin un vivant j'en ai vu des dizaines morts au bord des routes.
Vive les progrès de la civilisation...
Bon sinon il y a quand même une chose plus réjouissante depuis mon arrivée en Australie par rapport à la Nouvelle Zélande, c'est la météo. Et aussi le van que j'y ai loué, plus cher mais aussi plus confortable avec notamment un frigo. Chose ô combien importante pour mettre les bières au frais. Même si sur ce point là, étant donné que mon cousin Arnaud n'a finalement pas pu me rejoindre, j'ai besoin d'un stock bien moins important, environ 90 % en moins !
Sur un autre registre, j'ai finalement replongé dans le virus de la pratique sportive à outrance, mais ce n'est pas de ma faute !
Je m'explique : concernant la natation, c'est une question d'hygiène, car bien souvent quand on voyage dans un van le meilleur moyen de prendre une bonne douche chaude plutôt que de se laver dans un lac ou une rivière est d'aller dans une piscine, et tant qu'à faire, si déjà j'y suis, autant aligner quelques longueurs.
Quand à la course à pied, et bien c'est une raison d'orgueil. A force de voir autant d'australiens courir sous mes yeux... D'ailleurs ce sont plus souvent des australiennes et pour certaines sacrément affûtés ! Le running est tendance et que ce soit sur la plage mythique de Bondi beach avec ses surfers et ses filets anti requins, le long de Harbour Bridge et du célèbrissime opéra en forme de voile de bateau en plein centre ville de Sydney, ou encore sur les sentiers des Blue Mountains ( qui doivent leur nom à la légère brume bleuté provoquée par l'évaporation de l'essence des feuilles d'eucalyptus qui abondent dans ces forêts et qui flotte dans les airs lors des jours de chaleurs). Et bien tout le monde court !
Bon toujours est il que je m'y suis remis moi aussi et si mes tendons et mes chaussures tiennent le choc et bien j'aimerais continuer sur ma lancée au Japon et en Russie, mes prochaines destinations.
D'ailleurs à propos de mes chaussures, j'ouvre une souscription pour les remplacer, ci joint photo de leur état...
Et pour finir par une note plus poétique en ce jour un peu spécial pour moi. Puisque nous sommes aujourd'hui le 13 avril, date de mon anniversaire. Un anniversaire sans dîner aux chandelles ni grand vin mais passé quelque part, tout seul, dans le bush australien.
Une journée à écouter les oiseaux se répondre en écho.
A respirer l'odeur d'eucalyptus lorsque le vent se lève.
À goûter l'eau d'un ruisseau accroupi entre deux rochers.
A poser mes mains sur les fougères, les mousses et les troncs d'arbres centenaires.
À apercevoir au loin un kangourou géant, un wombats, un perroquet multicolore.
Et le soir lorsqu'enfin je me pose, le crépuscule sous mes yeux est grandiose.
"Le plus court chemin qui mène à soi même court autour du monde. "
( Herman von Keyserling)
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